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LES RAIDS EN 4X4, QUAD OU MOTO
Le principe du raid
consiste à emmener les apprentis baroudeurs ou
les baroudeurs confirmés faire un
périple d'une semaine dans des endroits sauvages,
grandioses et inédits où ils n'oseraient pas
s'aventurer seuls, sans guide ni assistance.
Plusieurs types de circuit existent, mais le principe est
toujours le même: la piste est ouverte par
un 4x4 dit "d'ouverture" avec un chauffeur et un guide
mauritanien et, à l'arrière, un 4x4 ou un camion
dit "de fermeture ou balai" dépanne les
attardés et assure le transport
des effets personnels des participants, des
pièces détachées, du
carburant, de l'eau et de la nourriture.
Les
véhicules, 4x4, quad ou moto peuvent
être équipés de GPS, c'est
à dire de systèmes de navigation par satellite.
Le plus souvent, la piste serpente entre les dunes
sur la gauche et la falaise sur la droite et les
risques de se perdre sont minimes. Par contre, des circuits
optionnels (exemple "boucle d'El Gallaouiya") permettent
à certains de se mettre dans les conditions d'un
rallye-raid, avec des champs de dunes à
franchir et des points GPS éloignés
parfois de plusieurs dizaines de kilomètres. Dans ce cas,
la solidarité est de mise et il est hors de
question de s'éloigner du groupe car l'assistance
est uniquement terrestre. Par contre le
véhicule qui ouvre roule en utilisant
le GPS pour se guider. Ce véhicule peut
être celui d'un participant ou plusieurs
participants peuvent ouvrir la piste à tour de
rôle.
La plupart du temps,
le découpage des circuits est fait
d'étapes de 120 à 150 km GPS
par jour (c'est-à-dire en ligne droite) ce qui correspond
à un kilométrage réel de
170 à 200 km par jour (surtout pour les quads et
les motos qui vont "surfer" dans les dunes et
rallongent leur parcours). Dans la pratique, les quads et les motos
roulent plus vite que les 4x4, ce qui leur permet
d'escalader les dunes qui bordent le circuit sans prendre de
risques et sans risquer de se perdre et de rattraper ensuite
les 4x4 qui sont au loin. Les quads et les motos roulent par
deux au minimum et des regroupements ont lieu tous
les 30 km environ (le plus souvent autour des puits).
Les repas
aux bivouacs sont préparés par
nos cuisiniers mauritaniens. Ils sont à base de
légumes frais, de pâtes, de riz et de
viande de chameau ou de mouton et
agrémentés régulièrement
par le fameux thé mauritanien. L'eau pour la boisson est "bouchée"
c'est-à-dire en bouteilles plastiques
de 750 ml ou de 1,5 l, comme en France et le reste
de l'eau, qui est puisée dans les puits, est
traitée au Micropur
(désinfectant).
Chaque soir
la khaïma, la grande tente mauritanienne est
montée, si possible avant le coucher du soleil,
pour profiter des lieux magiques dans lesquels nous
évoluons.
Et pendant que les cuisiniers préparent le repas,
les accros prennent des photos, alors que d'autres
prennent leur douche ou discutent le prix
des objets artisanaux que les femmes maures leur présentent
et que les derniers se remémorent le parcours
de la journée autour d'un apéritif.
On peut dormir sur des matelas en mousse, sous la
tente ou carrément "à la belle
étoile" mais dans ce cas, un bon sac de
couchage est recommandé car il fait froid, la
nuit, dans tous les déserts.
Le sac de voyage le plus
adapté pour faire les circuits est le gros sac
renforcé type sac de "moto cross"
(jamais de valise !), mais il est recommandé d'avoir en plus
un petit sac, dans le 4x4 par
exemple, pour y mettre ce que l'on veut avoir toujours sous la main
(appareil photo, calinettes, boisson
énergétique…). Pour les
vêtements, il faut prendre les deux
extrêmes : du léger
dans la journée et du chaud pour le
soir et surtout des vêtement pas salissants.
En général, la journée est
fatigante et la plupart des participants dorment
après 21 heures (mais il y aura toujours les
irréductibles qui referont le monde une
partie de la nuit en compagnie des Mauritaniens). L'avantage de se
coucher tôt est que le réveil
se fait avec le jour, vers 6h30, et qu'on peut
ensuite rouler "à la fraîche"
à partir de 8 heure. Le petit déjeuner est
constitué de pain (la fameuse "taguella"
faite sur le lieu du bivouac, après avoir allumé
un feu avec les arbustes secs recueillis sur le parcours :
tout un cérémonial !), de confiture, de
café, de thé et de gâteaux secs.
L'arrêt pour le repas de midi a lieu vers 13 heure
et une petite sieste réparatrice, de 14
à 15 heure, permet d'éviter la "grosse chaleur".
On repart ensuite pour 2h ½ de tout terrain
jusqu'à 17h30 environ. Et pour combattre la
déshydratation, il suffit de faire comme les Mauritaniens :
boire du thé à longueur de journée.
Chaque fois qu'un
bivouac sera dressé aux abords des villages, le
campement est "encerclé" pacifiquement
par les enfants et les femmes du village qui viennent exposer, sur des
nattes, des objets d'artisanat purement local. Et, à la
différence du Maroc ou du Sénégal, il
n'y a jamais d'agressivité,
même si vous restez un quart d'heure sans rien acheter. Et au
contraire, tout sera prétexte à rire,
comme le font si bien les habitants de l'Afrique Noire. Et ce sera
l'occasion d'en apprendre un peu plus sur leur
culture, leurs traditions et leurs moyens de subsistance.
Dans
chaque groupe, une personne est
affectée aux soins des petits bobos et autres
courbatures. C'est en principe la plus compétente
et si un médecin est là, il devient volontaire
désigné ; une autre s'occupe, tous les
matins, de faire le feu afin de brûler tous ce qui
peut l'être (bouteilles plastiques…) et
éviter ainsi de polluer le désert (une pelle est
toujours à sa disposition dans le camion). Le dernier
volontaire aide le mécanicien
mauritanien à faire les pleins des
véhicules, à vérifier les serrages et
la propreté des filtres, sans oublier
les niveaux d'huile et d'eau.
Pour des
raisons de sécurité, et bien que
le téléphone soit banni de ces lieux de
détente et de sérénité, il
est plus prudent qu'on puisse joindre le groupe
pour une urgence familiale ou professionnelle.
C'est pourquoi, en principe, un
téléphone satellite reste
branché tous les soirs de 19h à 19h30
(heure française) sur les bivouacs.
Dernier mot
concernant la météo : dans le
désert, tout change très vite
et le vent de sable peut se lever soudainement.
Dans ce cas, il est impossible de rouler et la
seule chose à faire et de se regrouper
en attendant que le vent tombe (en général
quelques heures !).
A partir de début mai, le temps change,
la saison des pluies approche et
la chaleur devient difficile à supporter dans le
désert. C'est pourquoi les vols en avion et les
circuits cessent à cette date et nos
activités sont transférées
vers Nouakchott, en bord de mer, où la chaleur est
plus supportable.
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