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LE PARC NATIONAL DU BANC D'ARGUIN
Afin de
protéger la nidification des oiseaux qui ont
échappé aux aléas de la migration, il
a été décidé, en 1976, de
créer une réserve où est notamment
interdite toute forme de chasse, toute forme de pêche autre
que celle des Imraguen, tout survol d'avions pouvant troubler la
tranquillité de la faune en période de
reproduction, ainsi que toute introduction d'espèces
nouvelles.
Le Parc
National du Banc d'Arguin, car c'est de lui dont il s'agit,
s'étend sur plus de douze mille kilomètres
carrés, de Nouadhibou au
nord, au village de Nouâmghar
à 200 kilomètres plus au sud.
Il accueille
de grandes colonies d'oiseaux aquatiques dont
plusieurs espèces en voie de disparition et plus
de deux millions de petits échassiers
en provenance du Groenland, d'Europe ou de Sibérie, sans
oublier les tortues qui affectionnent les
herbiers, et les dauphins qui viennent chasser le
mulet (un type de poisson).
La plage est recouverte en permanence de crabes violonistes
jaunes qui fuient à toute vitesse à
l'approche des véhicules.
Il est
évident que l'activité touristique
peut mettre en danger l'intégrité du
Parc, c'est pourquoi le gouvernement mauritanien a voulu
développer l'écotourisme, un
tourisme sélectif
à l'opposé du tourisme de masse.
La circulation automobile est strictement
réglementée car les voitures peuvent
facilement s'enliser si elles quittent la piste souvent
balisée par des pneus à moitié
enterrés.
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